Le Maroc est la première destination touristique pour les français·es et nombre de retraité·es s’y installent pour goûter à la douceur du climat et le coût de la vie bien en deçà de celui de l’hexagone. À rebours de ces situations privilégiées, la France depuis la nuit coloniale et dans un continuum capitaliste exploite à grande échelle les travailleur·euses du Maroc, pour des travaux subalternes, mal considérés socialement et souvent dangereux.
Ainsi, après les usines, les Oullières du Nord, dans les plantations de fruits dans le Sud ou les vignes prestigieuses du Bordelais, deux agricultures où les corps sont surexposés aux pesticides, les ouvrier·es originaires du Maroc finissent malades de cette surexploitation. Avec nos invitées nous ferons en sorte de témoigner concrètement de ce scandale sanitaire coloniale.